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Coulisses

Reprendre le site de Margaux Hebrard : ce qu’on y a trouvé

Le site de Margaux Hebrard, naturopathe à Toulouse, repris de zéro : un contenu à libérer d’une plateforme, des contrastes à mesurer, et soixante-six remarques traitées une par une.

Par Ahosia3 min de lecture
Page blog du site d’une naturopathe, avec ses articles migrés

Margaux Hebrard est naturopathe à Toulouse, spécialiste de l’eczéma. Elle nous a confié son site : il existait déjà, hébergé sur une plateforme en abonnement, et il portait plusieurs années d’articles. Il est aujourd’hui en ligne — margauxhebrard.com — et elle a accepté qu’on raconte le chantier.

Voici donc ce qu’on a trouvé en reprenant un site existant, et ce que ça dit des sites en général.

LE CONTENU ÉTAIT PRISONNIER

Ses articles vivaient sur une plateforme américaine. Les récupérer n’a pas été un export en un clic : il a fallu reprendre les textes, les images, les dates, et les remettre dans une base qui lui appartient. Vingt-deux articles, et plusieurs centaines de contacts à trier.

C’est le coût qu’on ne voit jamais quand on choisit une plateforme : il n’apparaît que le jour où on veut partir. Et il est d’autant plus lourd qu’on a publié longtemps.

UNE PALETTE JUSTE, UN USAGE À CORRIGER

Sa palette est belle, et on l’a gardée. Ce qui ne passait pas, c’est l’usage qu’en faisait l’ancien site : certaines de ces teintes servaient de couleur de TEXTE sur fond clair, et dans ce rôle-là elles tombaient sous le seuil de lisibilité du niveau AA — un rapport de contraste d’au moins 4,5 pour 1 sur du texte courant.

La nuance compte, parce qu’elle n’est pas qu’une politesse : une couleur n’est ni lisible ni illisible en soi, elle l’est pour un usage donné. La même teinte qui échoue sur un paragraphe convient parfaitement à un aplat, à un filet ou à un titre de grande taille.

Et ce n’est pas une question de goût. Une personne malvoyante, un écran en plein soleil, un téléphone à faible luminosité : le texte devient difficile, puis impossible à lire. Sur un site de santé, l’enjeu est aussi juridique.

On a donc gardé sa composition et ses intentions, et assombri les seules valeurs qui servaient de texte. Chaque écart est mesuré et justifié en commentaire dans le code — il ne se devine pas à l’œil, et personne ne l’avait vu avant de le mesurer.

SOIXANTE-SIX REMARQUES, ET C’EST UNE BONNE NOUVELLE

Après la première livraison, elle a relu son site ligne à ligne et envoyé soixante-six remarques. Pas des avis : des observations précises, presque toutes accompagnées d’une capture d’écran annotée.

C’est le meilleur cadeau qu’un client puisse faire. Une relecture de cette qualité trouve ce qu’aucune vérification technique ne voit — un mot qui gêne, un espace qui sépare mal, un bouton qu’on cherche. Les sites qui vieillissent mal sont ceux que personne n’a relus.

Chacune a été reprise séparément, corrigée, puis vérifiée sur la page réellement produite — pas sur l’intention de la corriger. C’est fastidieux, et c’est la seule méthode qui tienne : sur une remarque traitée « en gros », on en règle deux et on en manque une troisième, sans le savoir.

Plusieurs de ses demandes portaient d’ailleurs sur la même chose, formulée cinq fois à cinq endroits différents : les listes déroulantes s’ouvraient toutes seules et elle ne pouvait pas le changer. Ce n’était pas cinq remarques, c’était un réglage manquant.

CE QU’ELLE PEUT FAIRE SEULE, MAINTENANT

Ses sept pages, ses articles, ses tarifs et ses couleurs se modifient depuis son espace d’administration. Un mode d’emploi lui a été remis, écrit sans jargon. Elle n’a plus besoin de nous pour changer un prix ou publier un article.

C’est la partie du travail qui ne se voit pas sur le site fini, et c’est pourtant celle qui décide s’il sera encore juste dans deux ans.

CE QUE CE CHANTIER NOUS A APPRIS

Trois choses, qui servent à tous les suivants. Qu’un contenu hébergé ailleurs doit pouvoir être récupéré avant même qu’on se demande si on partira. Que les contrastes se mesurent, parce que personne ne les voit à l’œil. Et qu’une remarque de cliente se traite une par une, en vérifiant le résultat — jamais par paquets.

Le site est en ligne, et c’est elle qui le fait vivre maintenant : margauxhebrard.com.

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